15802344_350574105326149_764854901422424064_n

Salut, les Humains!

Oui, oui, c'est moi, Filou! Ceux et celles qui suivaient la première version du blog de Cla, se souviendront de moi et certains demandent même de mes nouvelles! Si c'est pas chou! Pour les autres: ♫ j'me présente, je m'appelle Filou; j'voudrais bien régner sur le monde, être le maaaaaaître♫ (c'est bon, vous avez l'originale en tête?). En fait, Cla est mon Humaine de compagnie. Je suis un beau matou qui va sur ses seize ans, même si j'en fais sept ou huit et que dans ma tête j'en ai à peine deux et demi. Je pense, je parle, et je dis ce que je pense. Surtout ce qui me passe par la tête. Sur l'ancienne version du blog, j'avais une chronique hebdomadaire, qui a rencontré un vrai succès, j'avais même des fans. Forcément, c'est moi qui était aux commandes. Alors j'ai expliqué à Cla (avec trois, quatre griffes sous la gorge) qu'avec la retraite, je m'ennuie un peu. Que j'aimerais bien reprendre du service, occasionnellement.

-Mais justement, qu'elle a dit, puisque tu es à la retraite, de quoi tu vas leur parler? De tes poils blancs? Des coups de canne que tu nous donnes quand ton repas n'arrive pas assez vite?

Elle est mauvaise, hein, l'humaine, quand elle s'y met. 

Bah puisque je suis un vieux, maintenant, je vais faire honneur à mon rang et vous parler de ma santé. Je ne suis pas du genre à débarquer chez le docteur à la première heure du matin (quelle horreur!), non, j'ai mon rituel, moi: tandis que d'autres ne peuvent pas démarrer leur journée sans avoir bu un café, moi j'ai besoin de chanter La Traviata jusqu'à ce que toute la maisonnée soit réveillée (et me menace des pires représailles) (je vous jure qu'une fois, Cla, avec ses airs de ne pas y toucher, elle m'a fait une prise de judo) (l'humain en a pris un fou rire, si ce n'est pas malheureux). Ma santé va bien. Je suis au top de ma forme. Sauf parfois. En fait, j'ai découvert un concept plutôt sympa: la grosse frayeur de fin d'année.

Flash-back.

Décembre 2015. Les Humains m'ont lâchement abandonné. Ils sont partis passer les fêtes au Pôle-Nord (en Bretagne, note de l'Humaine). Heureusement, la voisine d'en face, qui est raide dingue des chats, s'occupe de moi, me poupougne, me nourrit, me laisse piquer le territoire de son propre chat et dormir avec elle. Ok, je n'étais pas réellement abandonné. Et un jour, elle constate que je ne mange plus. Que je maigris. Que je miaule comme si j'allais agoniser. Elle découvre une boule au niveau de ma gorge et appelle aussitôt les Humains. Ils étaient à l'hôtel, à la veille de rentrer chez nous.  Ca s'agite dans tous les sens, faut trouver une solution, oui, mais laquelle? D'autant plus que la voisine s'est fait une entorse et ne peut pas me conduire chez le vétérinaire. Branle-bas de combat, on active le réseau amical. Finalement, une amie des Humains débarque... et voilà qu'on me met dans une cage! Non, mais dans une cage, moi! Direction le vétérinaire. J'avais un abcès à la gorge, en fait. On m'a opéré, je suis resté dans les vap' un petit moment, et quand je me suis réveillé, les Humains étaient de retour. Pendant que le mini-Humain ouvrait ses cadeaux de Noël, moi je mangeais à nouveau comme un goret.

L'année est passée, sans un souci de santé. Et puis...

Flash-back, bis.

Décembre 2016. Les Humains restent à la maison pour les fêtes de fin d'année. Comment ça, je ne vais pas manger le foie gras chez la voisine, cette fois? Je boude.  Et puis durant deux jours d'affilée, je me mets à vomir la moindre nourriture. Je dors. Je dors. Je dors encore. Dès que je me réveille, même à jeun, je vomis. Le troisième jour, les Humains s'affolent. Vu son âge, si c'était un cancer? Et voilà qu'on me remet dans une cage! C'est un scandale! Devinez où je vais? Chez le vétérinaire! Derrière la porte, en attendant l'ascenseur, y'a le mini-humain qui crie, plein de larmes: "Filou! Filou!". L'Humaine, impuissante, se fout à chialer aussi. Tente le rassurer, en disant que je vais sûrement rentrer. Et en effet, au bout de quelques heures, "Welcome home, Filou!". J'avais un abcès à la patte. Une de mes griffes avait mal repoussé et s'était plantée sous ma peau. Infection, fièvre. Avec les médicaments, j'ai guéri très rapidement.

16790296_1796529307340063_6409786502238175232_n

Je réfléchis à quel endroit je pourrais bien faire un abcès, en Décembre 2017. En plus, je les ai entendus dire qu'ils retourneront certainement en Bretagne. Là, je fais comme si de rien n'était: je bronze, je dors, je mange de bon coeur mon pâté, je vomis une boule de poil de temps en temps. Je miaoute souvent pour un rien, parfois je saute en crabe pour poursuivre le fantôme d'une souris, j'observe les pigeons derrière les vitres en me léchant les babines, je me fais caresser par le mini-Humain et quand j'en ai marre je m'amuse à l'effrayer en lui montrant mes canines...  Et j'élabore mon plan pour la fin de l'année.

En fait, ce que j'aime, quand je vais chez le docteur, c'est que ça me rappelle à quel point je suis bien, chez moi, malgré l'occupant Humain. Enfin, des fois, y'a un chien qui vient pour quelques jours... Je vous en parlerai dans ma prochaine chronique. D'ici là, portez-vous bien. Et n'oubliez pas, quand ça ne va pas, crevez l'abcès. *humour pourri de chat* *et d'humaine aussi*

16465632_1826676100934164_8792393925789745152_n